Les militants de la ZAD du Mormont entre soulagement et résignation au moment du verdict
Les juges n’ont pas suivi le Ministère public, qui exigeait des peines particulièrement sévères. Les premiers militants jugés pour l’occupation de la colline du Mormont écopent pour la plupart de jours-amendes avec sursis
Des acquittements partiels, une libération complète des accusations, une exemption de peine. Lundi à Nyon, les militants pour le climat jugés pour s’être opposés à l’évacuation de la colline du Mormont, près d’Eclépens, en mars 2021, ont écopé de peines nettement moins lourdes que celles requises par le Ministère public. Le procureur réclamait deux mois de prison ferme. La plupart s’en sortent avec des jours-amendes avec sursis.
L’heure était aux sourires et au soulagement devant le Tribunal d’arrondissement de La Côte à Nyon. Les militants sont sortis sous les applaudissements du collectif de soutien de la Zone à défendre (ZAD). C’est le début d’une série de procès, puisque des procédures visent une cinquantaine des quelque 300 militants qui ont occupé la colline du Mormont dans le but de dénoncer l’exploitation du site par le cimentier Holcim.