Un syndic vaudois traite la Grève du climat de «groupuscule pathétique»
Dans un courrier cinglant adressé au mouvement écologiste, le syndic UDC de Noville Pierre-Alain Karlen remet en doute la légitimité du GIEC et qualifie de «dérives sociétales» les mouvements basés sur les rapports du groupe de scientifiques
Si les manifestations de la Grève du climat se sont taries dans les rues romandes, les activistes, eux, continuent de militer contre le dérèglement climatique. Parfois de façon radicale: depuis janvier, l’antenne vaudoise du collectif appelle à faire systématiquement opposition aux nouvelles constructions en béton afin, selon elle, de repenser l’immobilier de façon plus durable et communautaire.
Dans le courrier type qu’ils adressent aux collectivités locales, les grévistes du climat soulignent l’impact environnemental du béton («8% des émissions de CO2 dans le monde») et le poids de l’industrie cimentière suisse («l’activité la plus polluante du pays en termes d’émissions directes»). Ils visent particulièrement les nouvelles constructions de maisons individuelles: «57% des habitations sont des villas […] alors que seulement 28% de la population y habite», harponnent leurs missives, qui citent les Accords de Paris.