Le Conseil fédéral avait interdit la vente de graines, de plantons et tout matériel de jardinage en magasin, ceux-ci ne relevant pas de produits de nécessité. Une pétition signée par 20 000 personnes en Suisse a eu raison de ces restrictions dans le canton de Vaud, où le gouvernement assouplit les règles de vente des garden centers. «Nous préférons que les Vaudois cultivent leurs tulipes plutôt qu’ils aillent faire un barbecue à Ouchy ce week-end ou partent durant les vacances de Pâques», explique Philippe Leuba. «S’ils peuvent s’alimenter en produits de jardinerie, ils resteront chez eux et la santé publique générale s’en trouvera améliorée: c’est ce qui fonde la décision du Conseil d’Etat.» Les magasins d’alimentation vendront dès samedi du matériel de jardinage, tandis que les garden centers pourront préparer des commandes que les clients passeront chercher en mains propres (et hydroalcoolisées).

C’est l’une des décisions qui sont ressorties du point presse du gouvernement vaudois mercredi en fin de journée. La taxe imposée à l’ensemble du secteur viti-vinicole vaudois est, elle, réduite de 90%. Elle sera financée par un prélèvement sur le fonds de prévoyance pour les risques non assurables. Cette taxe rapporte 3,3 millions par année à l’Office des vins vaudois.

Maintenir les consultations chez le médecin traitant

La ministre de la Santé Rebecca Ruiz a fait état d’une inquiétude qui lui a été relayée par les médecins. «Ils sont soucieux de voir leurs patients qui sont suivis habituellement renoncer aux consultations par peur de surcharger leur médecin traitant, ou des centres ambulatoires. Il est important de rappeler que les traitements qui permettent d’éviter la dégradation d’une situation doivent absolument être maintenus, même pendant cette période de coronavirus.»

L’approvisionnement des masques de soins est assuré. «Nous venons de recevoir un million de masques de la Confédération, une autre livraison devrait arriver de Chine», rassure la ministre. «Nous avons par contre un problème concernant les blouses de protection, les «sur-blouses», puisque nous sommes face à une pénurie: les commandes sont en cours, mais nous n’avons pas de précision sur l’approvisionnement.»