La nuit, fraîche et humide, est encore épaisse quand, entre deux cuves vides et une rangée d’outils, François Montet briefe son équipe. Les mains noueuses du vigneron de Blonay, au-dessus de Vevey, serrent un café fumant, et ses yeux sont rivés sur son portable. Il guette une application météorologique en temps réel, où un radar des pluies doit lui dire si l’averse nocturne est vraiment finie, faute de quoi il serait impossible de vendanger, l’eau se mêlant au raisin.