Valais

Vente des bains de Val-d'Illiez: «On nous plante un couteau dans le dos»

Richard Cohen, président et actionnaire historique des Thermes de Val-d’Illiez, ne digère pas la volte-face des autorités communales et cantonales, qui ont mis un terme aux privilèges fiscaux accordés au complexe. Il les accuse d’être à l’origine de la situation difficile dans laquelle se trouvent les bains

L’avenir des Thermes de Val-d’Illiez s’inscrit en point d’interrogation. Le complexe sera vendu aux enchères le 16 octobre prochain, en guise d’hypothèque, à la suite d’une demande de l’Etat du Valais et de la banque partenaire de se voir rembourser les crédits accordés aux porteurs du projet. Les quatre sociétés qui composent les thermes ont été déclarées en faillite, cet été, décision qui fait l’objet d’un recours. Président et actionnaire historique des bains, Richard Cohen ne décolère pas contre les autorités, qu’il accuse d’être à l’origine de la situation compliquée que traverse l’entreprise. Interview exclusive.

Le Temps: Dans une lettre ouverte écrite au début du mois de septembre, vous accusez les autorités d’être responsables de la situation dans laquelle se trouvent les thermes de Val-d’Illiez, évoquant un «sabordage politique», un «signal terrible pour le Valais et le tourisme». Vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère…