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Un hélicoptère répand une solution biologique contre certains champignons sur des vignes valaisannes le 18 juillet 2018.
© ALESSANDRO DELLA VALLE/KEYSTONE

Agriculture

Les ventes d’herbicides en Suisse, dont celles de glyphosate, ont baissé de 27% en dix ans

Les quantités de produits phytosanitaires commercialisées en Suisse ont nettement diminué depuis 2008, selon l’Office fédéral de l’agriculture. Un recul qui s’explique par une forte baisse de l’utilisation du glyphosate dès 2014

Entre 2008 et 2016, les quantités d’herbicides commercialisées en Suisse ont diminué de 225 tonnes, soit une réduction de 27% depuis 2008, selon les statistiques de ventes des produits phytosanitaires de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) publiées mardi. De 2014 à 2016, c’est 92 tonnes de moins de glyphosate qui ont été mises sur le marché, pour un total de 204 tonnes.

L’OFAG explique ce recul en partie par un usage «de plus en plus fréquent de technique de lutte mécanique contre les mauvaises herbes». L’utilisation du glyphosate, classé «cancérogène probable» par le Centre international de recherche sur le cancer, est débattue dans plusieurs pays, dont la Suisse. Le Conseil d’Etat vaudois a notamment décidé début juillet de limiter son utilisation sur le territoire cantonal.

Lire aussi: Les embarrassants secrets du glyphosate

Forte hausse de l’utilisation du kaolin

Le kaolin, un insecticide biologique, a lui connu une hausse spectaculaire en 2015, suivie d’une légère baisse en 2016. Par rapport à 2008, treize fois plus de kaolin (+79 tonnes) a été commercialisé.

Une augmentation qui peut s’expliquer par l’apparition au début des années 2010 de la drosophile de cerisier, explique l’OFAG. Ce nouveau ravageur peut provoquer des dégâts importants dans les cultures fruitières. Le kaolin est un minéral argileux, naturel et inoffensif pour l’homme, qui dérange les drosophiles lors de la ponte des œufs.

Lire notre long format: Dans les champs romands, la bataille des pesticides

Il a ainsi fait son apparition parmi les dix substances phytosanitaires les plus utilisées en Suisse. Tout comme le soufre, l’huile de paraffine et le cuivre, aussi dans le top 10, il peut être utilisé en agriculture biologique. Le soufre, utilisé comme fongicide, est en tête du classement. Les quantités commercialisées de ce produit ont augmenté de 356 à 406 tonnes ces dernières années.

Nouvelle classification des produits

Il est suivi, en tête des ventes, par l’huile de paraffine, le glyphosate, qui recule d’une place par rapport à 2008, et le folpet (fongicide utilisé en viticulture). Dans l’ensemble, les ventes de produits phytosanitaires sont restées stables en Suisse depuis 2008, selon les statistiques de l’OFAG. Elles représentent environ 2200 tonnes par année.

En raison de la nouvelle classification Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, les données publiées jusqu’ici ne sont pas comparables avec les statistiques actuelles. C’est pour cette raison que l’OFAG a repris les chiffres publiés depuis 2008.

La classification Eurostat prend aussi en compte les substances actives non classifiées telles que les molluscicides, les rodenticides, les nématicides et les agents répulsifs. Elle se base sur le type d’utilisation et les propriétés chimiques des substances actives. Cette nouvelle présentation des statistiques permet une interprétation plus détaillée des données sur la vente de ces produits, souligne l’OFAG.

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