«Les avantages que l'on nous promet pour l'avenir en cas d'association à Schengen/Dublin ont incité le Conseil fédéral à promouvoir cet accord et à le conclure. Ces avantages ont été rappelés par le rapporteur de la commission. Ils recoupent les arguments du Conseil fédéral, je ne vais donc pas les répéter. […] On n'a pas créé Schengen pour renforcer la sécurité, mais pour garantir la liberté de voyager. […] La question qui se pose est la suivante: un changement de système de sécurité signifie-t-il un gain ou une perte? Je ne vais pas me battre longtemps avec ce genre de prévisions: le Conseil fédéral est d'avis que c'est un gain, alors que d'autres estiment au contraire que c'est une perte. […] Aujourd'hui, nous avons des contrôles à la frontière et une relativement grande liberté de mouvement à l'intérieur. On veut changer cela. On aura alors la liberté à la frontière, mais cela signifiera une intensification des contrôles à l'intérieur. Voilà ce qui se passe dans les pays qui font partie de Schengen. […] Vous devez être conscients qu'il s'agit d'un contrat politique. Il serait vain de consacrer trop de temps à débattre des aspects techniques. […] Le Conseil fédéral pense que (cet accord) s'inscrit dans la voie bilatérale, qu'il ne nous oblige pas à adhérer à l'UE, mais qu'il n'exclut pas non plus que nous parvenions à la conclusion que l'adhésion serait avantageuse.»