Voici quelques extraits de la lettre envoyée à Joseph Deiss par le commissaire européen aux Affaires extérieures, Chris Patten, et datée du 21 février:

«En ce qui concerne votre demande d'association à l'acquis dit «de Schengen», nous avons noté que vous considérez la participation de la Norvège et de l'Islande comme un modèle pour une telle association. Bien que les conditions de départ de ces pays divergeassent sensiblement de la situation de la Suisse, nous avons pris acte de votre intérêt et en avons informé les pays membres de l'Union.

[…] Avec une même ouverture d'esprit, nous attendons de la Suisse la poursuite des discussions exploratoires sur la question de la fiscalité de l'épargne qui ont débuté en 1999. Comme vous le savez, l'Union européenne mènera ces discussions avec un nombre plus important de nos partenaires. Je crois qu'une interruption du dialogue avec la Suisse ne serait dans l'intérêt d'aucune des parties et ne saurait que provoquer des retombées néfastes pour notre coopération en d'autres matières. […] Je vous invite donc d'entamer [sic] sans retard les négociations sur la coopération contre la fraude, coopération qui est dans l'intérêt des deux côtés…

[…] J'ai le même souci pour la ratification des sept accords sectoriels signés en juin 1999 dont le processus ne pourra qu'être favorisé par la réalisation de progrès dans ces autres secteurs.»