Supprimer la rente à vie, mais conserver une indemnité suffisante pour assurer l’avenir des anciens magistrats: le projet de réforme des retraites présenté jeudi par le Conseil administratif genevois amorce une transition en douceur. Derrière cette volonté de changement, le profil toujours plus jeune des politiques et l’évolution des mœurs, qui ne tolèrent plus de privilèges jugés obsolètes. L’affaire des notes de frais avait ébranlé Genève au printemps dernier, lorsqu’un rapport accablant de la Cour des comptes avait épinglé les dépenses extravagantes de certains élus à l'«exemplarité défaillante».

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