Après avoir hérité du siège de conseiller national de Daniel Brélaz en mars, Raphaël Mahaim se pose en successeur d’une autre figure des Verts vaudois en se portant candidat pour reprendre le fauteuil laissé vacant aux Etats par sa collègue de parti Adèle Thorens, qui ne se représentera pas lors des élections fédérales de 2023. Il a annoncé vouloir briguer l’investiture verte ce samedi dans une interview au Matin Dimanche.

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Avant de pouvoir se présenter, le conseiller national doit encore être validé par son parti le 12 novembre prochain. Récemment arrivé au Conseil national, il avait d’abord indiqué vouloir laisser la priorité à une de ses collègues parlementaires, estimant ne pas avoir la légitimité nécessaire. Mais les candidates potentielles, jugées favorites, Sophie Michaud Gigon, Léonore Porchet et Valentine Python ont renoncé à porter leur candidature. D’autres aspirants au poste pourraient encore se faire connaître durant les prochains jours, ils ont jusqu’au 30 septembre pour se présenter. Le nom de Séverine Evéquoz, présidente du Grand Conseil vaudois, est notamment évoqué.

«Je ne pars pas dans la position du favori»

Mais dans les colonnes du Matin Dimanche, Raphaël Mahaim évoque déjà la compatibilité de sa candidature avec celle de Pierre-Yves Maillard, dans une alliance des Verts et du PS. «[Pierre-Yves Maillard] marque la politique suisse de son empreinte dans le domaine social. Je suis profilé sur d’autres sujets: agriculture, climat, transports, fiscalité ou encore politique européenne», justifie-t-il.

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Le conseiller national entend porter une voix écologiste et «les aspirations de [sa] génération» dans une Chambre qu’il considère comme «un verrou sur la voie de la transition». «Et ça s’explique sans doute en partie par le fait que cette chambre a une moyenne d’âge de 57 ans», ajoute-t-il.

Toutefois, Raphaël Mahaim reconnaît qu’il s’attend dans tous les cas à une campagne difficile après que la population vaudoise a envoyé une majorité de droite au Conseil d’Etat. «Je suis lucide. Je ne pars pas dans la position du favori, mais dans celle du challenger», reconnaît-il.