Edito

Pour les Verts, les ennuis commencent

OPINION. A l'heure actuelle, la revendication des écologistes ne recueille pas la majorité nécessaire

A vrai dire, les Verts n’avaient pas le choix: comme ils ont gagné les élections grâce au débat climatique, ils étaient obligés de se montrer prêts à apporter à l’échelon gouvernemental leur contribution à la lutte contre le réchauffement de la planète, objectif jugé prioritaire. Infatigable stratège, Daniel Brélaz a résumé l’enjeu en marge de la dernière assemblée des délégués du parti. Si les Verts lancent une candidature et qu’elle échoue, la responsabilité en incombera aux autres. S’ils renoncent, ils porteront eux-mêmes la responsabilité de ce travail inachevé.

Pour les Verts, les difficultés, pour ne pas dire les ennuis, commencent. Ils savent leur position difficile. Aucun siège n’est vacant au gouvernement. Or, le parlement n’éjecte pas sans raison une personne qui en est membre, fût-elle aussi critiquée et critiquable qu’Ignazio Cassis. Ils ont eu besoin d’un mois de réflexion pour concrétiser leur souhait d’entrer au Conseil fédéral. Ce long délai n’est pas l’expression d’une motivation sans faille. Ils ne laissent aux autres partis qu’une vingtaine de jours pour évaluer leur revendication et leur candidate, qui est la plus à gauche de l’échiquier politique.