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Antonio Hodgers et ses colistiers pénètrent dans l’enceinte d’Uni-Mail.
© Eddy Mottaz

élections cantonales

Les Verts genevois redeviennent une force qui compte

Avec cinq nouveaux sièges au Grand Conseil, le parti écologiste remonte la pente après un passage à vide en 2013. Un succès qui peut aussi s’expliquer par la politique décevante de Luc Barthassat en matière de mobilité douce

Un «rattrapage salutaire». En ce dimanche électoral, les Verts sont soulagés. En gagnant 5 nouveaux sièges au Grand Conseil genevois - la plus forte progression -, ils signent la plus forte progression du jour avec le PLR. De quoi s’approcher de la situation de 2009, où le parti écologiste détenait 17 sièges. Avec un poids électoral de 13,16%, les Verts talonnent désormais leurs partenaires socialistes (15,28%).

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Sourires, accolades, cris de joie: dans le hall d’Uni-Mail, la scène est bien différente de celle d’octobre 2013, où les Verts avaient connu une douche froide en perdant 7 sièges. Le président du parti, Nicolas Walder, se réjouit d’un «retour à la normale». «Ce résultat est le fruit du travail de nos députés, qui se sont montrés très actifs au parlement, et de l’excellent bilan de notre magistrat, qui a débloqué des projets majeurs pour Genève, le PAV ou les Cherpines notamment.»

«Signal encourageant»

Placé en quatrième position à l’issue du premier tour avec 40 750 voix, Antonio Hodgers a le triomphe modeste: «Tandis que les extrêmes s’affaiblissent, les partis traditionnels reprennent leur place. Aujourd’hui, les citoyens ont lancé un appel en faveur d’une politique consensuelle.»

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Pour la conseillère nationale verte Lisa Mazzone, cette progression était attendue. «Elle s’apparente aux bons scores qu’a obtenus le parti à Neuchâtel, Vaud ou Fribourg, détaille-t-elle. C’est un signal encourageant avant les élections fédérales de 2019.»

Dans les faits, comment expliquer ce rattrapage? «Les électeurs genevois ont sans doute pris conscience de l’urgence du changement climatique et de l’engagement pour une société solidaire», dit-elle.

«Renvoi d’ascenseur»

Tout en saluant la progression de son allié naturel, Thomas Wenger, député socialiste, esquisse une autre explication. «Le score des Verts est à mettre en relation avec le désaveu de Luc Barthassat, estime-t-il. En menant une politique centrée sur les transports motorisés, peu soucieuse de l’environnement et de la mobilité douce, le magistrat PDC a finalement servi la cause écologiste. Ce renvoi d’ascenseur prouve que les Genevois tiennent à préserver leur qualité de vie.» Pour le député Boris Calame, «la transmission de valeurs a aussi pu jouer un rôle, en particulier chez l’électorat jeune».

«Forcer la droite à négocier»

Avec la progression des Verts, c’est toute l’Alternative qui se trouve aujourd’hui renforcée. Nicolas Walder ne cache pas ses ambitions pour la législature à venir. «Nous allons pouvoir davantage forcer la droite à négocier et à faire des compromis, par exemple sur la CPEG [retraites des fonctionnaires] ou sur le projet PF 17 [fiscalité des entreprises]. Les enjeux à venir sont nombreux: le développement de l’aéroport de Cointrin, la croissance du canton ou encore la suite du CEVA.»

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