Personne n’a jamais soupçonné les Verts d’être à droite. Mais ces derniers temps, le parti genevois sert tout autant, si ce n’est plus assidûment, les intérêts de la fonction publique, des syndicats ou des opposants à la laïcité que les causes écologiques. Comme le résume un membre déçu de cette orientation: «On se constitue esclave du PS et porte-parole du Cartel intersyndical. Comme si nous n’avions plus le droit de nous démarquer de la gauche sur certains sujets. Or, si on ne s’y autorise jamais, à quoi sert-on?»