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Les Verts genevois roulent de plus en plus à gauche

Les Verts genevois qui montent font partie de l’aile gauche du parti, tirés par la conseillère nationale Lisa Mazzone et leur président, Nicolas Walder. Sur les gros dossiers, on les retrouve le plus souvent aux côtés des syndicats. Les pragmatiques ne s’y retrouvent plus

Personne n’a jamais soupçonné les Verts d’être à droite. Mais ces derniers temps, le parti genevois sert tout autant, si ce n’est plus assidûment, les intérêts de la fonction publique, des syndicats ou des opposants à la laïcité que les causes écologiques. Comme le résume un membre déçu de cette orientation: «On se constitue esclave du PS et porte-parole du Cartel intersyndical. Comme si nous n’avions plus le droit de nous démarquer de la gauche sur certains sujets. Or, si on ne s’y autorise jamais, à quoi sert-on?»

Une interrogation née devant plusieurs dossiers où les Verts se sont illustrés par des prises de position très à gauche. Dernièrement, ils se sont prononcés contre la loi sur la laïcité (LLE), y voyant, tout comme les socialistes, un sabre levé contre l’islam. Ils ne sont pas unanimes cependant. Ensuite, le volet cantonal de la réforme de l’imposition des entreprises (RFFA): alors que les socialistes et la droite ont réussi à accoucher d’un accord en Commission fiscale du Grand Conseil, un exercice assez inédit par les temps qui courent à Genève, les Verts se sont abstenus.