élections fédérales

Les «vestes» romandes au National

Dominique Baettig (UDC/JU), Ricardo Lumengo (Mouvement socio-libéral) ou encore Sylvie Perrinjaquet (PLR/NE) n’ont pas été réélus

Les «vestes» au National? Sur les 29 députés qui ont raté leur élection – 18% des sortants qui se représentaient –, 9 défaites sont enregistrées du côté des cantons romands. Dominique Baettig (UDC/JU), le «militant identitaire» dont l’un des rêves les plus fous est d’annexer la Savoie et d’autres régions limitrophes, a été renvoyé à son cabinet de psychiatre. Son élection en 2007 tenait presque du miracle. Du côté de Berne, ce sont les francophones Ricardo Lumengo et Jean-Pierre Graber, dernier représentant du Jura bernois, qui ont raté la marche. Ex-réfugié angolais et premier Noir élu au parlement en 2007, Ricardo Lumengo a vite déçu et été au centre d’une affaire de fraude électorale, portée désormais devant le Tribunal fédéral. Il a claqué la porte du PS pour arborer les couleurs du nébuleux «Mouvement socio-libéral», qui n’a recueilli que 0,3% des suffrages. Le deuxième, qui avant d’être UDC sous la Coupole, a été socialiste, puis libéral à Neuchâtel, n’a pas su s’imposer. Mais, inattendu retournement de situation, lundi: après un nouveau décompte, il arrive, pour une seule voix, en 9e position de la liste UDC et devient premier des viennent-ensuite. L’élection d’Adrian Amstutz aux Etats pourrait ainsi sauver son siège.

A Neuchâtel, l’heure est à la soupe à la grimace pour la libérale Sylvie Perrinjaque t , ex-conseillère d’Etat, dépassée par deux colistiers, le sortant Laurent Favre et l’ancien juge Alain Ribaux. Vexée, blessée dans son amour-propre, elle a crié au complot médiatico-politique. A signaler encore deux vestes valaisannes PDC: Paul-André Roux , l’expert fiscal aux 59 conseils d’administration, et le Haut-Valaisan Roberto Schmi­dt ,­ à l’origine de la motion sur la sortie du nucléaire. Autre germanophone qui n’a pas passé la rampe: la Fribourgeoise Marie-Thérèse Weber-Gobet (PCS). Elle avait succédé à Hugo Fasel en 2008 et ne nourrissait pas beaucoup d’espoirs d’être élue.

A Genève, c’est l’UDC André Reymond , 71 ans, élu en 2003, qui a bu la tasse, remplacé par la jeune présidente de parti, Céline Amaudruz. Poids plume en politique, il s’est avant tout illustré par les réseaux qu’il a su entretenir, de la Confrérie du gruyère aux Vieux-Grenadiers en passant par le Genève-Servette Hockey Club.

Enfin, du côté du canton de Vaud, l’UDC Alice Glauser a dû patienter jusqu’à mardi après-midi, panne informatique oblige, pour savoir qu’elle ne retrouverait pas le chemin du National.

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