Ce n'est pas pour rien que Stéphane Tanner, ex-directeur de l'administration fiscale cantonale, a choisi de s'engager sur la liste civile G [e]'avance. «Je tiens à ma liberté de pensée, et au côté non partisan de ma démarche», explique l'élu de 41 ans. Il fait partie de ceux qui refusent de s'asseoir à table avec un projet de Constitution tout prêt: «Je ne viens pas avec des idées préconçues.» C'est aussi comme cela que Stéphane Tanner a construit son brillant parcours professionnel: «Ma formation, c'est un apprentissage de commerce. C'est important de le dire.» A l'Etat, il a gravi tous les échelons avant de prendre la tête de l'administration fiscale. Alors les rouages de l'Etat, il connaît.

Même si, depuis une année, il a choisi le privé, dans un cabinet juridique actif dans la fiscalité.

Forcément, même s'il insiste sur son ouverture d'esprit, il a quelques idées en matière de finances. «Mon ambition est d'éliminer tous les obstacles inutiles à la libre entreprise et au développement économique du canton.» En ligne de mire: «Le référendum fiscal obligatoire doit être supprimé. Jusqu'à présent, il n'a été que nuisible, empêchant le législateur de faire son travail. Si on veut s'opposer à une loi, il y a le référendum facultatif», note-t-il. Ajoutant qu'en tant qu'expert, il n'entend pas forcément siéger dans la commission fiscale. Il se réjouit découvrir d'autres thèmes. Comme les relations canton-communes, l'aménagement, ou la formation. Selon Stéphane Tanner, un lieu s'impose pour la Constituante: la salle du Grand Conseil, rue de l'Hôtel de Ville. «Nous avons la légitimité de siéger au cœur de l'Etat, dans un lieu institutionnel.» Le jeune papa, qui travaillera pour la génération future, estime que le mandat représentera «entre 10 et 20%» de temps de travail.