On a échappé au thriller de l'été! La police saint-galloise communiquait jeudi soir avoir retrouvé le corps du vicaire général de l'Evêché de Saint-Gall, Anton Thaler, dans la montagne de l'Alpstein, après neuf jours de recherches. Comme pour attiser l'intérêt des journalistes, la police indiquait en plus qu'un «meurtre» n'était «pas exclu». Diable, l'affaire sentait le soufre et la presse s'est, de bonne guerre, précipitée vendredi à la conférence organisée à l'issue de l'autopsie qui devait élucider les causes du décès.

Mais voilà, l'autopsie en question a prouvé qu'il n'était pas question de meurtre et qu'Anton Thaler avait fait une chute mortelle lors d'une randonnée dans le massif montagneux de l'Alpstein.

Le vicaire est parti seul en randonnée, probablement le dimanche 24 juin, jour où il a été vu pour la dernière fois, à la messe. Il était seul, muni de bonnes chaussures et d'un appareil de photo dont la police a pu tirer des clichés de paysages appenzellois. L'ecclésiastique de 65 ans était déjà mort depuis plusieurs jours lorsque la police a retrouvé son cadavre jeudi, un jour après que la police cantonale d'Appenzell Rhodes-Intérieures a découvert sa voiture au pied de l'Alpstein. On ne sait pas exactement l'instant précis où Anton Thaler est mort; ce que l'on sait, c'est qu'il est décédé d'une embolie pulmonaire, provoquée par des fractures au niveau de la poitrine

L'évêque Ivo Führer a rendu hommage vendredi à cet homme serein et joyeux. Anton Thaler, originaire de Saint-Gall, ancien professeur de théologie à Fulda, en Allemagne, fut nommé vicaire général et responsable du service du personnel de l'Evêché en 1997.