Le client du «Rooftop 42», violemment frappé par un portier de cet établissement chic de la rue du Rhône, est décédé ce mardi. L’avocat des proches, Me Alec Reymond, annonce que ce père de famille, âgé de 43 ans, cadre dans une multinationale, s’est éteint à l’hôpital sans jamais être sorti du coma depuis ce tragique soir de septembre 2015.

Le videur, triple champion du monde de full contact, prévenu de tentative de meurtre et de lésions corporelles, se trouve toujours en détention préventive. «Les faits devront être requalifiés en homicide», précise le conseil de la partie plaignante. L’enquête touche à sa fin, ajoute Me Reymond. Un rapport médico-légal, décrivant la nature et l'enchaînement des lésions subies, est encore attendu.

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Cette expulsion forcée, assortie d’un coup de boule et de deux coups de poings qui ont fait lourdement chuter la victime et fracassé sa tête contre le sol, a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le videur, comme le révélait à l’époque Le Temps, avait des antécédents de violence et de colère mal maîtrisée. Il a été condamné en 2013 à 60 jours-amendes avec sursis pour lésions corporelles après avoir causé un traumatisme crânien à un client d’un autre restaurant branché.

De plus, l’intéressé, un Français âgé de 58 ans, défendu par Me Nicolas Jeandin et Lyuska Hullinger, n’était pas au bénéfice de la carte nécessaire depuis avril 2014 pour exercer comme agent de surveillance au sein du «Rooftop 42». Une carte qui n'aurait pas pu être délivrée avec un tel passé judiciaire. A la suite de ce drame, le Département de la sécurité et de l’économie a infligé une amende administrative de 2000 francs au «Rooftop 42» pour avoir engagé ce videur et deux autres sans demander les autorisations.

Pour sa défense, le prévenu a toujours affirmé avoir perdu ses nerfs face à un client très agité qui refusait de quitter l’établissement. Une version contestée par la partie plaignante qui affirme que la victime a été «gratuitement massacrée».

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