Un peu plus d’une année après les élections fédérales, à l’occasion de la session de printemps qui débute ce lundi, Le Temps a passé au crible le fonctionnement des six tandems romands à la Chambre haute.

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Leur origine gruérienne est peut-être l’un des rares points communs entre les deux conseillers aux Etats fribourgeois. Il y a, d’un côté, le socialiste Christian Levrat, vieux briscard de la politique fédérale, parlementaire depuis 2003 et puissant président du PS suisse durant douze années. De l’autre, la PLR Johanna Gapany, benjamine de la Chambre haute avec ses 32 ans et invitée surprise des élections de 2019. Leur positionnement politique est aussi naturellement différent. «Il est clairement à gauche et je suis clairement à droite», résume en riant la jeune libérale-radicale. Même si en regardant de plus près le rating annuel des parlementaires publié fin 2020, l’écart entre les deux n’est pas si grand. Christian Levrat se positionne comme le socialiste romand le plus centriste, alors que Johanna Gapany est, avec son homologue vaudois Olivier Français, la PLR la moins à droite.

«Lors de mon élection au Conseil des Etats en 2012, j’ai tranché la question avec mon parti: les intérêts de mon canton sont prioritaires», relève Christian Levrat, ce qui le pousse parfois à prendre des positions différentes de celles du PS, en particulier sur les questions de politique agricole. «Ce secteur est essentiel à Fribourg, il y représente un emploi sur cinq», justifie-t-il. Les deux sénateurs fribourgeois sont raccord dès qu’il s’agit de défendre leur canton, comme lors des questions de certains aménagements dans les gares qui touchaient directement celles de Fribourg et Bulle.