Les finances de la Ville de Genève se portent mieux que celles du canton. Les comptes municipaux 2004, présentés lundi, sont positifs. Ils affichent un excédent de revenus de 30,2 millions de francs, soit une amélioration de 18 millions par rapport au budget voté. Un boni qui s'explique notamment par les impôts et les revenus des biens qui se sont avérés supérieurs aux prévisions.

Les charges de fonctionnement restent stables, malgré «l'augmentation perpétuelle des postes de travail à la Ville», a indiqué le maire libéral Pierre Muller. Les charges du personnel, en augmentation constante depuis 2000, représentent 39,3% du total des charges, soit légèrement moins que prévu au budget 2004. Cet écart est dû aux postes créés qui n'ont pas encore été pourvus. En revanche, les pertes sur débiteur (impôts et amendes d'ordre impayés) ont grimpé de 28 millions par rapport aux prévisions et se retrouvent donc inscrits dans les provisions.

Une ombre au tableau: le redémarrage de la dette, qui augmente de 60 millions pour atteindre 1,7 milliard. Ce saut s'explique par le montant élevé des investissements, qui ont dépassé de 30 millions les 100 millions fixés par le Conseil municipal. «Nous avons beaucoup dépensé pour l'aménagement, notamment pour les infrastructures des nouvelles voies de tram», a expliqué Pierre Muller. Selon le maire, l'endettement supplémentaire découle du niveau faible d'autofinancement, qui s'élève à 70% au lieu des 73% prévus au budget 2004.