Réseaux sociaux

Vincent Arlettaz, ou comment se faire un nom en politique grâce à Twitter

Le délégué PLR vaudois a posté près de 80 messages sur le réseau de microblogging lors des votations du 25 septembre. Une activité intense sur les réseaux sociaux pour gagner en visibilité, mais également en crédibilité

Si vous avez scruté les réseaux sociaux dimanche pour suivre les résultats des votations, vous avez forcément croisé son nom. Le délégué PLR Vincent Arlettaz (VD) a publié quasiment en direct l’ensemble des chiffres, canton par canton. L’homme politique, qui dispose d'un blog sur le site de L'Hebdo, s’est emparé du réseau social pour gagner en visibilité.

Le Temps: Vous avez publié 80 messages sur Twitter en quelques heures. Pourquoi cette frénésie?

Vincent Arlettaz: Twitter permet de communiquer avec des personnes d’horizons divers et de rappeler les bases du débat sur les votations. Je publie des articles de presse sur les objets présentés ainsi que les résultats provisoires canton par canton, dès qu’ils sont disponibles. Il m’arrive également de poster des messages pour faire part de mes réflexions et créer le débat.

– Les réseaux sociaux sont-ils devenus indispensables pour réussir en politique?

– Les réseaux sociaux donnent accès à une audience que vous ne touchez pas habituellement en tant que politicien. Lorsque vous publiez un tweet, vous pouvez être repris par plusieurs médias. Un certain nombre de personnes peut alors consulter votre profil et découvrir votre activité politique. Il y a donc un impact direct et massif. Sans les réseaux sociaux, vous ne connaîtriez pas mon nom, ni mon action.

– Vos collègues partagent-ils votre enthousiasme?

– Les politiciens s’intéressent aux réseaux sociaux, surtout à l’approche des élections. Cela permet parfois de compenser un certain manque de visibilité. Pour le compte du PLR Vaud, j’organise d’ailleurs des cours pour les politiciens qui veulent se familiariser avec ces outils. Entre collègues de parti, nous avons également de nombreuses discussions à ce sujet. On détermine notamment les arguments les plus pertinents à partager pour une campagne. Et, bien entendu, on évite de s’écharper publiquement.

– Vous êtes économiste, délégué PLR et assistant parlementaire. Avez-vous des petites mains pour alimenter vos comptes sociaux?

– Je m’en occupe seul, mais je dors de temps en temps! J’essaye de me fixer comme règle de ne pas aller sur les réseaux sociaux après 22h. Je communique au moins une fois par jour. En général, je poste un article de presse le matin pour rappeler les enjeux politiques de la journée. Par exemple, au lendemain des votations, j’ai indiqué sur Twitter que le Parlement allait se pencher sur la prévoyance 2020 après le refus de l’initiative AVSplus. A midi ou le soir, je partage plutôt une réflexion ou une interview d’un politicien sur un sujet d’actualité.

– N’y a-t-il pas un risque lorsqu’on est aussi actif sur les réseaux sociaux? Il n’y a pas de garde-fous…

– Il y a une prise de risque, c’est vrai. Il m’est parfois arrivé d’effacer certaines publications avant de les publier car je les jugeais peu pertinentes ou celles-ci pouvaient être mal interprétées par les internautes. Mais lorsque vous faites part de votre opinion, vous le faites également dans le but d’être repris par les médias. Je l’assume, c’est une histoire de marketing. Il faut publier le message qui apporte le plus à la réflexion, et trouver le meilleur vecteur pour le communiquer.

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