Un homme froid, déterminé et manipulateur qui n’a pas supporté que sa petite amie puisse échapper à son contrôle. «Un cœur noir et une âme noire», pour reprendre les termes durs de Manuela Ryter Godel, l’avocate des parties plaignantes. Ou au contraire un jeune migrant apeuré et isolé, incapable de tuer la femme qu’il aimait. Ce sont deux visions diamétralement opposées de l’assassin présumé de Sara, jeune Afghane de 17 ans étranglée le 27 décembre 2019 entre Yverdon-les-Bains et Grandson, qui se sont affrontées ce mercredi, au troisième jour du procès devant le Tribunal criminel de la Broye et du Nord vaudois.