neuchâtel

Vingt ministres en vingt ans

Seul un des neuf derniers conseillers d’Etat a gouverné plus de quatre ans. L’«espérance de vie gouvernementale» ne cesse de se réduire

Vingt ministres en vingt ans

Yvan Perrin restera dans l’histoire neuchâteloise comme le premier conseiller d’Etat UDC et celui qui, hormis la période tumultueuse de mise en place de la République juste après 1848, affichera le mandat le plus bref: treize mois. Juste devant Frédéric Hainard, élu au printemps 2009 et contraint à la démission en août 2010.

L’ex-magistrat UDC réduit encore «l’espérance de vie» gouvernementale. Entre 1990 et 2005, la longévité moyenne au Conseil d’Etat était d’un peu plus de neuf ans. Depuis 2005, elle a chuté à trois ans et demi. Trois conseillers d’Etat n’ont pas été aux affaires durant une pleine législature: Yvan Perrin, Frédéric Hainard et Thierry Grosjean.

Non-élections et départs contraints

Un seul des neuf derniers ministres à ne plus être en fonction a tenu plus de quatre ans, Jean Studer. Il est aussi le seul, depuis 2005, à s’en être allé de son plein gré, bien qu’avant le terme de son mandat. Quatre magistrats n’ont pas été réélus (Roland Debély, Fernand Cuche, Philippe Gnaegi et Thierry Grosjean) et quatre ont été, pour des raisons diverses, forcés à s’en aller (Frédéric Hainard, Gisèle Ory, Claude Nicati et Yvan Perrin).

Sans compter les quatre conseillers d’Etat actuellement à pied d’œuvre élus en 2012 et 2013, Neuchâtel a «consommé» 20 ministres en vingt ans. Face à une telle valse, l’actuel président du Conseil d’Etat, Alain Ribaux, s’applique à rassurer en répétant que «le Conseil d’Etat fonctionne» et que le retrait d’Yvan Perrin «n’aura pas d’influence sur la tendance positive que connaît le canton depuis quelques mois».

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