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La carcasse de l’avion après le crash dans la région du Piz Segnas, dans les Grisons.
© Police cantonale des Grisons

Aviation

Vingt morts et des interrogations dans le crash d'un avion suisse

Vingt personnes, parmi lesquelles des Vaudois, ont perdu la vie dans le crash d’un avion de collection samedi dans les Grisons. La cause exacte de ce drame n’est pas encore connue

Il n’y a aucun survivant. Les 20 personnes qui avaient pris place à bord du «Tante Ju» sont décédées dans le crash de l’appareil. L’avion de collection s’est écrasé samedi en fin d’après-midi au Piz Segnas, dans les Grisons. Si la cause exacte du drame n’est pas encore connue, ses contours commencent à se dessiner.

Devant les médias, Daniel Knecht, du Service suisse d’enquête de sécurité, qui s’est rendu sur le site de l’accident, présente les premières conclusions. «L’appareil s’est écrasé au sol presque à la verticale et à une vitesse relativement élevée».

Aucune influence extérieure

L’avion, un Junkers de 1939, ne disposant pas de boîte noire, l’enquête sera compliquée. Mais après quelques heures d’investigation, les experts écartent déjà la piste d’une influence extérieure. L’appareil n’est pas entré en collision avec un obstacle, que ce soit un câble ou un autre aéronef, selon Daniel Knecht.

Alors comment expliquer ce drame, qui a coûté la vie à 17 Suisses – venant des cantons de Lucerne, de Schwytz, de Thurgovie, de Vaud, de Zoug et de Zurich – et trois Autrichiens? Les fortes chaleurs, qui affectent les performances des avions, ont-elles joué un rôle? «La chaleur seule n’est pas un danger», répond Daniel Knecht. L’âge de l’appareil ne semble pas non plus déterminant. «En principe, l’âge de l’avion n’a rien à voir avec la sécurité du vol, tant que le moteur est bien entretenu», déclare Daniel Knecht. Le dernier entretien a eu lieu en juillet, selon Kurt Waldmeier. Le PDG et cofondateur de JU-Air, une association des amis de l’armée de l’air suisse, qui a repris trois appareils réformés en 1981, précise qu’il n’y a «aucun problème technique connu avec l’avion».

«Ne pas se perdre dans les spéculations»

Daniel Knecht insiste sur le fait que les enquêteurs «ne veulent pas se perdre dans les spéculations». Ce sont les investigations, sur le terrain, qui détermineront l’origine de ce drame. Il faudra plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour comprendre ce qui s’est passé dans la région du Piz Segnas.

Pour l’heure, les enquêteurs savent que l’avion a décollé de Locarno samedi à 16h10 en direction de Dübendorf, pour le vol retour après un week-end au Tessin. A son bord, 20 personnes âgées de 42 à 84 ans et, aux commandes, deux pilotes expérimentés, de 62 et 63 ans, avec des centaines d’heures de vol au compteur. Quarante-sept minutes après le décollage, le centre de contrôle opérationnel de la police cantonale des Grisons est alerté du crash de l’appareil. Une centaine de personnes sont alors mobilisées pour participer à la mission de sauvetage. Mais il est trop tard, tous les occupants de l’avion sont décédés dans le crash.

Lire aussi: Quatre morts dans le crash d’un avion de tourisme en Valais

Série noire en Suisse

Ce drame est le dernier d’une série noire qui frappe la Suisse. Vingt-huit personnes en huit jours ont perdu la vie dans des accidents d’avion. Le 27 juillet, deux Vaudois domiciliés en Valais et deux Danois sont décédés dans le crash de leur avion de tourisme, au sommet du glacier Durand, dans le val d’Anniviers. Samedi dans la matinée, un couple et deux enfants ont également péri dans un accident. Leur appareil s’est écrasé dans une forêt, dans le canton de Nidwald, avant de prendre feu.

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