Genève 

Quand la violence pousse l’école à bout

Les récentes agressions au Cycle d’orientation du Renard font ressortir les craintes d’une violence galopante entre perte d’autorité de l’école et démission des parents. Un tableau sombre qu’il convient de nuancer. Moins tolérée aujourd’hui, la violence est le corollaire d’un cadre scolaire qui fait le pari de ne laisser personne de côté

Le métier d’enseignant est-il devenu dangereux? Alors que deux agressions ont eu lieu récemment au Cycle d’orientation du Renard, à Genève, la question se pose. Selon les statistiques du SRED, le nombre d’incidents graves signalés est en baisse: 209 en 2018-2019 contre 272 l’année scolaire précédente, dont environ un tiers étaient dirigés contre des enseignants. Des chiffres à mettre en regard avec les quelque 76 000 élèves que compte l’enseignement obligatoire genevois, rappelle la cheffe de l’Instruction publique, Anne Emery-Torracinta, qui reconnaît, en revanche, que les cas sont de plus en plus extrêmes.

Notre long-format: Face aux classes infernales, les profs romands vivent un cauchemar