Ce jeudi matin s’est tenue à Renens une étape clé de l’enquête sur la mort de Mike Ben Peter, dit Mike. Début 2018, le ressortissant nigérian, suspecté de transporter de la cocaïne, avait été arrêté à la gare de Lausanne, plaqué au sol face contre terre, mains dans le dos et jambes relevées. Après avoir perdu connaissance, il avait été transporté inconscient au CHUV où il était décédé le lendemain. Deux ans et demi après sa mort, qui rappelle celle de George Floyd aux Etats-Unis, ses soutiens n’en finissent pas de demander justice.

«Justice pour Mike»

Une quinzaine de manifestants se sont réunis au petit matin devant le Ministère public. A l’ouverture de la deuxième audience préliminaire des experts médicaux chargés de l’autopsie de celui qui était leur ami, les membres du collectif Kiboko ont déployé deux affiches: «Justice pour Mike», scande l’une. «Suspension des 6 agents» et «Abolition du plaquage ventral», réclame l’autre. «Depuis la mort de Mike, rien n’a été fait», déplore Anna, membre du collectif fondé à la suite de l’événement tragique. «Les six policiers travaillent encore. On ne sait rien d’eux. Et la technique d’arrestation utilisée ce jour-là n’est toujours pas interdite. Nous voulons un procès.»