La campagne du premier tour des élections cantonales du 4 mars dernier a montré que les candidats démocrates-chrétiens avaient marqué un virage à droite, à tel point que leurs thèses se sont confondues avec celles d'une UDC reléguée au rang de faire-valoir. Jean-René Fournier, le plus à droite – le conseiller d'Etat est soit dit en passant viscéralement contre la Gay Pride –, en a tiré les plus grands bénéfices. Cela explique peut-être, en partie, pourquoi les milieux intégristes se sont sentis soudain pousser des ailes…

Avec l'état d'esprit qui règne actuellement dans le canton du Valais, la candidature féminine de Cilette Cretton semble avoir peu de probabilités de succès. Même si le PDC prône la liberté de vote, sur le terrain, les milieux chrétiens conservateurs, l'UDC, ou encore les milieux intégristes (à la base ce sont les mêmes influences) travaillent contre elle et, par défaut, pour le candidat officiel Claude Roch, dont le discours consensuel en fera un conseiller d'Etat tout à fait convenable.

Contre ces réseaux, contre les appareils de partis, les chances de la candidate sont réduites. A moins qu'après le lamentable épisode anti-Gay Pride, un certain électorat valaisan ouvre les yeux et privilégie sa personnalité, gage d'un meilleur équilibre des forces et des tendances politiques au Gouvernement.