Conseil fédéral

La voie royale tout près de s'ouvrir pour l'UDC

A Berne, l'annonce de la démission d'Eveline Widmer-Schlumpf semble plus proche que jamais depuis que le PDC a reconnu la légitimité d'un deuxième siège UDC

Le scénario du remplacement d'Eveline Widmer-Schlumpf par un UDC le 9 décembre a pris un nouvel envol après les déclarations du président du PDC, Christophe Darbellay, dans Le Matin Dimanche:  «Le PDC reconnaît la légitimité de l'UDC d'avoir un deuxième siège au Conseil fédéral», a-t-il lâché. Cette annonce fait suite à la rencontre qu'ont eue les dirigeants du PDC, du Parti bourgeois-démocratique (PBD) et du Parti vert'libéral (PVL) la semaine dernière en Suisse centrale.

Cette entrevue avait pour but d'évaluer les chances d'une plate-forme politique commune pour la prochaine législature. Elle en est ressorti qu'une alliance politique ne pouvait se limiter à la réélection de la conseillère fédérale du PBD. On s'attend désormais à ce qu'Eveline Widmer-Schlumpf annonce avant l'assemblée générale de son parti, samedi prochain à Berne, qu'elle renonce à solliciter un troisième mandat.

Cette annonce ouvrira une voie royale à l'UDC, dont les chances d'obtenir ce deuxième siège auquel elle court depuis qu'elle a exclu Eveline Widmer-Schlumpf et Samuel Schmid de ses rangs en 2008 ne cessent de croître. Le Grison Heinz Brand paraît plus que jamais favori. Et le Vaudois Guy Parmelin a les meilleures cartes en main pour être le Latin de service sur le ticket que l'UDC présentera à l'Assemblée fédérale. Plusieurs autres papables ont été annoncés à la commission de sélection interne créée par le parti. L'un d'eux a cependant retiré sa candidature: le conseiller d'Etat zougois Heinz Tännler a en effet compris que le simple fait d'avoir travaillé pour la Fifa était une tache sur son CV. Il n'est plus en course.

Publicité