Il est à peine 6 heures ce mardi 16 avril. Le chemin de Morex à Leysin est encore assoupi. Plusieurs véhicules de la police vaudoise, dont deux minibus et une ambulance, s’arrêtent devant le numéro 3. Roselyne Froment, une voisine qui sort promener son chien, chiffre à une quinzaine le nombre d’agents qui tout à coup font face à la maison et la poussent à rebrousser chemin: «J’ai pris peur, j’ai cru à une opération antiterroriste ou à l’arrestation d’un dangereux criminel.»