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Votation à Genève: «Les bulletins du 19 mai ne sont pas en danger»

C'est un Antonio Hodgers très remonté qui est venu rassurer quant à l'intégrité des votations du 19 mai. Le gouvernement regrette une polémique nuisible à la démocratie

On attendait un président du Conseil d'Etat soulagé, après les premières conclusions du Ministère public; Antonio Hodgers est apparu amer et en colère contre l'emballement politico-médiatique qui étreint la République et des journalistes en particulier: «Certains médias ont écrit pendant cinq jours sur rien, perquisition mise à part. Mais je sais bien que la qualité de la presse et de l'information est le sujet impossible pour vous. Cette instruction à charge jette la confusion chez les citoyens, dont certains nous écrivent pour qu'on leur renvoie leur carte de vote! Vous m'entendez fâché, car la démocratie est précieuse et fragile», a envoyé Antonio Hodgers aux journalistes.

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Effectifs renforcés 

Cette volée de bois vert, très inhabituelle, est à la mesure de la panique qui a saisi Genève et ses institutions depuis jeudi dernier, à la veille d'un scrutin capital pour le canton. C'est donc un Antonio Hodgers offensif qui a martelé: «La conclusion, c'est qu'il n'y a rien. Aucun indice de fraude ni de corruption sur les votations passées et actuelle.» «Et cela, c'est une vraie nouvelle, emboîte Nathalie Fontanet. Les bulletins du 19 mai ne sont pas en danger, les précédents ne l'ont pas été.» Concernant la loi sur la police, sur laquelle le MCG demande de revoter, Mauro Poggia a opposé une fin de non recevoir: «Puisqu'il n'y a pas eu de fraude, les résultats sont tenus pour acquis». 

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Pour dimanche, le Service des votations et élections a renforcé ses effectifs avec une attention particulière au processus de dépouillement. Mais quid des dysfonctionnements et de l'ambiance lourde au sein du Service relevés par le procureur? Le Conseil d'Etat préfère insister sur le fait que les recommandations de la Cour des comptes suite à un audit en 2013 ont été suivies. «Ce dysfonctionnement est un cache-sexe, assène Antonio Hodgers. Ce qui ressort de toute cette affaire n'est qu'une dissension entre deux collaborateurs. On peut d'ailleurs s'interroger sur le fait qu'une altercation dans un service conduise à réunir autant de journalistes dans une salle.» La seule chose qu'il concède, c'est que l'engagement de deux collaborateurs d'une même famille n'est pas une situation confortable.

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