Les cantons doivent pouvoir à nouveau mener des essais limités de vote électronique. Le Conseil fédéral a mis en consultation mercredi jusqu'au 18 août le projet consacré à la restructuration de la phase d’essai du vote électronique.

Pour procéder à ces tests, les cantons doivent mettre en œuvre des mesures propices à la sécurité, dont les exigences ont été remaniées. Le projet en consultation nécessite la révision des ordonnances sur les droits politiques et sur le vote électronique.

Lire aussi: La Suisse, véritable cancre numérique: sept exemples marquants

Le pourcentage maximal d’électeurs pouvant participer à ces essais est de 30% au niveau cantonal et de 10% au niveau national. Les Suisses de l'étranger et les électeurs handicapés peuvent participer à l'expérience sans être comptabilisés dans ces chiffres.

Inviter les hackers à détecter les failles

Seuls des systèmes à vérifiabilité complète pourront être mis en service. Cette technologie permet de détecter les manipulations des suffrages électroniques.

Les systèmes devront être également soumis au contrôle du public par un programme de «bug bounty» (qui octroie une prime à la détection et au signalement d’un incident). Les informations pertinentes ainsi fournies déboucheront sur une compensation financière.

Aucun système de vote électronique n'est actuellement disponible en Suisse. La Poste a retiré son système en 2019 après la découverte de failles. Genève en avait fait de même en 2018 pour des raisons financières.

Lire également: La Poste, singulière actrice de l’identité numérique