C’est un peu le monde à l’envers. Une histoire cocasse de fonctionnaires réclamant obstinément de pouvoir travailler, alors que l’employeur les en empêche. Lorsque Céline (prénom d'emprunt, comme les suivants), enseignante dans une école primaire du canton de Genève, annonce qu’elle est enceinte, on lui signifie de faire ses bagages et de quitter l’établissement pour 16h: «Je suivais mes élèves depuis deux ans, il restait peu de temps avant les vacances d’été. Ça a été un déchirement de devoir les quitter ainsi. Je l’ai très mal vécu. Comme si le fait d’être enceinte était une faute professionnelle. J’aurais voulu avoir le choix, c’était ma responsabilité.» La jeune femme tente d’infléchir la hiérarchie, mais sans succès.