«Nous avons toutes les raisons d’espérer que le gouvernement suisse continuera de respecter les conditions de l’accord», a déclaré un porte-parole des autorités fiscales américaines. Elles n’ont toutefois pas encore examiné le jugement à la loupe.

Du côté des partis, le PS estime que l’arrêt du TAF désavoue la politique «hésitante» du Conseil fédéral. Seule une commission d’enquête parlementaire peut faire la lumière sur ce «fiasco», martèle le parti, soutenu par les Verts et l’UDC. A l’opposé, le PDC insiste sur le fait que le Conseil fédéral «a fait du bon travail». Le jugement du TAF renforce l’Etat de droit et le secret des clients des banques, note pour sa part le PLR. Le parti attend de Washington qu’elle accepte ce verdict.

Par ailleurs, les commissions de gestion du parlement restent réticentes à l’instauration d’une CEP. Elles sont déterminées à poursuivre elles-mêmes l’enquête, et promettent des conclusions pour le début du mois de juin.