Carnet de campagne

Le week-end «vert» de Léo Tinguely

Le jeune candidat au Conseil national a passé le dernier week-end à manifester pour la cause climatique, tant dans les rues de Fribourg que dans celles de Berne. Un engagement écologiste profond pour celui qui se sent avant tout socialiste

Comment font-ils campagne, avec quels moyens, quelle motivation? Alors que les candidats aux élections fédérales n’ont jamais été aussi nombreux, «Le Temps» suit six d’entre eux sur le terrain pour un carnet de campagne.

Ils étaient 1200 vendredi dernier à défiler dans les rues de Fribourg à l’enseigne du collectif Grève pour le climat, soit le double de la mobilisation du mois de mai. Un succès régional en guise de prélude à la vague verte qui a déferlé le lendemain sur la capitale pour la grande manifestation nationale, qui a réuni près de 100 000 personnes. «C’était incroyable, vu la foule, nous avons été bloqués un long moment à la gare de Berne, impossible de rejoindre le départ du cortège», relève Léo Tinguely, candidat au Conseil national sur la liste de la Jeunesse socialiste fribourgeoise (JSF), qui insiste sur «la formidable énergie» qui se dégageait.

Lire aussi: Une foule immense à la manifestation pour le climat à Berne

Fervent militant de la cause environnementale, Léo Tinguely était aux premières loges des deux événements, tant à Fribourg qu’à Berne, où il a manifesté avec les représentants des jeunesses socialistes de tout le pays. Il était déjà «sur le pont» dès le vendredi matin, sur la place Georges-Python, donnant une formation aux grévistes sur l’histoire des luttes climatiques en Suisse. Il est ainsi remonté aux actions menées contre la construction de la centrale nucléaire de Kaiseraugst et, plus anciennement, à l’opposition aux installations hydroélectriques dans les années 1950-60. «Ce fut un week-end intense, un véritable week-end de campagne», commente le jeune Fribourgeois, visiblement gonflé à bloc.

Une «vitesse effarante»

Au lendemain de ce week-end, Léo Tinguely s’étonne encore de «la vitesse effarante» à laquelle le mouvement s’est développé, «en quelques mois, et sans réelle concertation». Il se souvient de la fin de l’année passée, où ils étaient quatre sur un groupe WhatsApp à lancer les préparatifs de la première grève du climat à Fribourg prévue en janvier, en se demandant si elle allait prendre. Aujourd’hui encore, il demeure l’une des chevilles ouvrières des mobilisations de jeunes de son canton.

Notre dossier: Carnets de campagne

Malgré ce fort engagement en faveur de l’écologie – «l’enjeu prioritaire» –, le jeune socialiste n’a pas souhaité opter pour le parti des Verts. L’étudiant en sociologie et travail social demeure persuadé que la cause de ces déréglementations climatiques est principalement le capitalisme et la course aux profits, source également de nombreuses inégalités sociales qu’il faut corriger. «Aujourd’hui, il est nécessaire de changer profondément notre manière de vivre, la politique des petits pas ne suffit plus, conclut Léo Tinguely. Ces élections fédérales ne sont pas une fin en soi, c’est une étape.»

 

Explorez le contenu du dossier

Publicité