«Ma mission d’avoir contribué à initier un mouvement collectif porté par un idéal démocratique est arrivée à terme» écrit Werner Boxler dans une lettre lyrique par endroits, publiée sur le site des Amis de la Constitution. «Le mouvement a pris une telle ampleur qu'il aspire à s’organiser autrement, à se donner une nouvelle direction vers laquelle je ne me sens plus appelé, car je n'ai jamais été attiré par la politique telle qu'elle se pratique aujourd’hui», écrit encore celui qui a porté une voix très critique de la gestion de la pandémie par le Conseil fédéral au point de provoquer un débat national.

Les Amis de la Constitution se sont symboliquement rassemblés pour la 1ere fois le 31 mai 2020 en se réunissant sur la prairie du Grütli, et leur mouvement a adopté ses statuts en juillet 2020. C'est la loi contre le Covid-19 qui a poussé ses membres à s'allier pour faire entendre «la liberté, la générosité collective, la solidarité et la souveraineté», explique encore le Saint-Gallois.

Les Amis de la Constitution avaient réuni 77 000 signatures pour lancer un premier référendum contre la loi Covid, qui n'a récolté que 40% des voix. Après ce 1er échec dans les urnes, en juin dernier, ils ont lancé un deuxième référendum éclair contre cette même loi, dirigé principalement contre le certificat sanitaire qu'ils considèrent comme discriminatoire envers les personnes non vaccinées. Ils ont aussi échoué à l'emporter le 28 novembre passé, mais ont réussi à installer leurs thèmes dans le débat public.

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Le comité de l'association dit «regretter le départ de Werner Boxler et le remercie sincèrement pour la richesse du chemin parcouru ensemble».

Les Amis de la Constitution sont également engagés contre le train de mesures d'aides aux médias qui sera soumis au vote en février, estimant qu'un «soutien étatique aux médias diminue la liberté journalistique.»