«Quel est à ce jour le montant exact octroyé pour la campagne de candidature? Quelles sont les sommes versées au titre de salaire pour le comité de campagne? Le budget prévu est-il tenu à ce jour et le sera-t-il d'ici au 19 juin prochain?» Cette salve de questions précises concernant la candidature Sion 2006 a été adressée hier au Conseil d'Etat par le député radical Jacques Vuignier. Au motif que «l'Etat du Valais assure une présence au sein du comité de candidature et par conséquent assume des responsabilités financières».

C'est naturellement le plus sportif des ministres, Wilhelm Schnyder, grand argentier de surcroît, qui a répondu. En soulignant d'abord que Sion 2006 avait le statut d'association au sens du Code des obligations et échappait en droit à la surveillance de l'Etat. Mais en concédant toutefois que le chef du Service des finances à l'Etat Pierre Bonvin, et Wilhelm Schnyder lui-même, étaient les représentants du canton au sein du comité. Et que l'Inspection des finances faisait office d'organe de contrôle. A ce titre Wilhelm Schnyder a pu avancer une série de chiffres qui se voulaient rassurants et qui concernent deux périodes comptablement distinctes, séparées par la date du 8 juin 1997, à laquelle le peuple valaisan acceptait le principe d'une candidature. Jusque-là le budget de la candidature, avec 4,1 millions de recettes et quasi autant de dépenses, a été équilibré, présentant même un bonus de 4000 francs.

Organe de contrôle largement utilisé

Pour la deuxième période courant jusqu'au 19 juin 1999, date d'attribution des Jeux, le budget prévoit également l'équilibre: 15 millions de dépenses pour 15 millions de recettes. Les contrôles effectués jusqu'ici par l'Inspection des finances laissent à penser que l'objectif sera atteint.

Pour ce qui est des salaires versés, Wilhelm Schnyder a précisé que la masse totale devrait atteindre en juin de cette année 4,5 millions de francs. Sion 2006 occupe actuellement 25 personnes réparties sur 17 postes à plein-temps. Enfin on peut remarquer que le fait que l'Inspection des finances fonctionne comme organe de contrôle est largement utilisé par le comité de candidature, notamment face au Comité international olympique (CIO), comme argument en faveur de la transparence de ses activités.