Une personne sur treize est touchée par la pauvreté en Suisse. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Office fédéral de la statistique publiée ce mardi se basant sur les données de l’année 2012. 590 000 personnes sont concernées, soit 7,7% de la population, dont 130 000 environ exercent une activité rémunérée. Toutes ont un revenu disponible inférieur au seuil absolu de pauvreté, 2200 francs par mois en moyenne pour un individu et 4050 francs pour deux adultes avec deux enfants. Ces chiffres sont stables par rapport à 2011. Ils affichent cependant un recul de 1,6 point depuis le début du relevé des données 2007 (9,3%).

En 2012, le taux de pauvreté des femmes (8,6%) est une nouvelle fois supérieur à celui des hommes (6,8%). Les familles monoparentales restent également particulièrement touchées par la pauvreté (16,5%).

Le phénomène des «working poor» se confirme mais reste stable. Il représente 3,5% des personnes actives. L’OFS remarque que le taux de pauvreté est nettement plus élevé chez les indépendants (7,8%) que chez les salariés (2,9%). Par branche, les personnes travaillant dans l’hôtellerie et la restauration figurent parmi les plus touchées.

L’OFS note encore que le risque de pauvreté a augmenté, En 2012, 1,19 million de personnes étaient menacées, soit 15,5% de la population, contre 14,3% l’année précédente. Cependant, l’OFS note que ces chiffres se situent à l’intérieur de la fourchette de variation statistique. Avec un taux de risque de pauvreté à ce niveau, la Suisse se situe au-dessous de la moyenne de l’Union européenne. Toutefois, parmi les pays limitrophes, seule l’Italie enregistre un taux plus élevé (19,4%). Mais l’OFS rappelle qu’en raison du haut niveau du revenu médian en Suisse, le seuil de risque de pauvreté y est forcément élevé.