Vacances

Yvan Perrin: «J’arrive à lever le pied»

L’été et l’actualité qui ralentit, moment propice pour décrocher… Mais comment les hommes politiques vivent-ils en vacances, restent-ils connectés, accrochés à leurs e-mails, ou laissent-ils sonner leur smartphone dans le vide, heureux de se consacrer à leur famille et à leurs amis? Le Temps a posé la question à dix personnalités

En vacances, Yvan Perrin (UDC/NE) sait lever le pied. «Je reste branché mais je m’en tiens au strict nécessaire. Je regarde mon e-mail professionnel tous les deux jours environ, sauf quand une actualité particulière est attendue: là, je suis comme un enfant qui attend que le Père Noël vienne déposer un cadeau sous l’arbre.» Ses mails privés, il les regarde aussi de temps en temps. «Mais cela énerve ma compagne, alors je dois parfois le faire en cachette.» Quand il est à l’étranger, le conseiller national qui vient d’annoncer qu’il quittera la vice-présidence de son parti n’écoute sa Combox qu’au retour. «J’ai eu une fois une mauvaise surprise lorsque j’étais en Thaïlande: une facture très salée.» Son burn-out, en début d’année, a eu une action bienfaisante sur son ego, dit-il. «J’ai quitté le Conseil communal de La Côte-aux-Fées et le soleil continue de se lever.» Non, franchement, il préfère lever le pied, ne pas répondre tout de suite aux personnes qui tentent de le joindre, plutôt que de mettre sa santé en péril. «Si quelqu’un doit être de mauvaise humeur, je préfère que ce soit l’autre», dit-il en rigolant.

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