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L’UDC Yvan Perrin est à disposition de son parti pour les élections fédérales de 2019.
© Alessandro Della Valle/Keystone

Neuchâtel

Yvan Perrin veut revenir au Conseil national

L’ancien vice-président de l’UDC Suisse, qui avait quitté la scène publique en juin 2014 suite à des problèmes de santé, se met à disposition de son parti pour les élections fédérales 2019

C’est un retour pour le moins inattendu. L’UDC neuchâtelois Yvan Perrin a annoncé jeudi qu’il était prêt à retourner à Berne, lui qui avait disparu de la scène politique en juin 2014, suite à des problèmes de dépression et de burn-out, treize mois seulement après son élection au Conseil d’Etat. «Je suis à disposition de mon parti en vue des élections fédérales 2019», a-t-il ainsi déclaré à la radio régionale RTN.

Joint par téléphone, Yvan Perrin confirme ses propos. Si son parti le désire, il sera candidat au Conseil national en 2019. «J’ai gardé le goût du débat public, relève-t-il. Je suis un passionné d’histoire et la politique, c’est l’histoire en marche.» Il espère également pouvoir peser sur les débats actuels, tant sur les relations avec l’Europe que sur la révision de la loi fédérale sur les armes. «Des enjeux majeurs», assure le président de la Société neuchâteloise de tir sportif.

A relire: Yvan Perrin, la rédemption par le sommeil (novembre 2015)

L’homme a déjà siégé dix ans sous la coupole fédérale (2003-2013). Vice-président de l’UDC suisse entre 2006 et 2012, l’ancien inspecteur de police deviendra l’une des figures de proue de son parti en Suisse romande. Le 19 mai 2013, les Neuchâtelois l’élisent au Conseil d’Etat. Un gouvernement cantonal qu’il sera contraint de quitter une année plus tard en pleine tourmente.

Retrait de Jacques-André Maire

Même s’il ne peut pas exclure une rechute, Yvan Perrin, 51 ans aujourd’hui, se dit en forme et en mesure de mener une campagne aux élections fédérales qui promet d’être très ouverte en terre neuchâteloise. Le conseiller national socialiste Jacques-André Maire vient en effet d’annoncer qu’il ne se représentera pas en 2019. Sans oublier l’ambition de la jeune écologiste Céline Vara, future vice-présidente des Verts suisses, et la position plus que délicate de Raymond Clottu, exclu de l’UDC neuchâteloise en avril 2017 pour ne pas avoir payé ses cotisations et qui siège depuis à Berne en tant qu’indépendant.

A lire: Céline Vara, la Neuchâteloise qui va dynamiser les Verts suisses

Conscient que son dernier mandat politique, celui de conseiller d’Etat, s’est mal terminé, Yvan Perrin ne sait pas comment vont réagir les électeurs neuchâtelois. Mais il se déclare prêt à relever le défi.

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