C'est sous les applaudissements nourris de la foule qu'est apparue hier sur les marches de l'Hôtel de Ville d'Yverdon Whitney Toyloy, Miss Suisse 2008. L'Yverdonnoise, accueillie de manière officielle par les autorités, fait quasi l'unanimité dans le public. «Elle est belle, jeune et intelligente. Elle a tout pour elle», entend-on régulièrement dans les rangs.

Montrant quelques signes de timidité, la reine de beauté a salué ses copines d'un petit geste de la main avant une courte série de discours. Le syndic, Rémy Jaquier, et le président du Conseil des Jeunes, Xavier Boss, ont tous les deux reconnu leur fierté d'habiter la même ville que la Miss.

Autographes improvisés

Une fois ces formalités terminées, Whitney Toyloy s'est précipitée vers ses camarades de gymnase qu'elle n'avait pas revus depuis son sacre. «Elle mérite vraiment d'être Miss Suisse, déclare Lidvine, une de ses camarades de classe. Elle représente l'évolution de la Suisse multiculturelle.»

Mais le temps manque pour engager une véritable discussion. Chaque personne présente veut un peu de l'attention de cette nouvelle star. Téléphone portable à bout de bras, les Yverdonnois ont joué les paparazzi, essayant d'obtenir un cliché.

Les amis salués, commence alors le grand bal des autographes. Enfants, ados et adultes jouent des coudes pour obtenir un paraphe écrit au dos, parfois, de tickets de supermarché. «Je suis très impressionnée par le nombre de personnes présentes. Yverdon est une petite ville où je connais beaucoup de monde», précise-t-elle. Et cette ville, Whitney Toyloy l'aime. «Je suis contente de revenir ici. Je suis là comme en vacances, je retrouve le calme.»

Après une semaine à enchaîner les interviews et les séances de photos, la fatigue commence à se faire sentir. «Lauriane Gilliéron, Miss Suisse 2005, m'a donné des conseils pour pouvoir tenir le coup. Elle dit qu'il faut prendre les choses du bon côté. Et une année, ça passe vite.» Après quoi, elle espère avoir à nouveau une vie normale, reprendre son gymnase, retravailler à la station-service où elle faisait des heures.

Tout le monde ne partage cependant pas la liesse. Derrière la foule massée pour l'occasion, d'autres Yverdonnois restent de marbre. Un passant s'interroge même sur les raisons d'un tel attroupement. Renseigné, il hausse les épaules et poursuit son chemin dans une direction opposée. Mais pour de nombreuses personnes, cette élection représente un coup de pub bienvenu pour la ville.