C’est par un «Qui est-ce?» que le procès des occupants du quartier de Clendy-Dessous, à Yverdon, a débuté ce mardi. Ces derniers ont investi depuis un mois les maisons et jardins d’une friche vouée à accueillir des immeubles locatifs, installant ce qu’ils nomment un «quartier libre», forme de laboratoire social et écologique, dans la lignée des ZAD. Leur audience fait suite à des mesures superprovisionnelles les enjoignant déjà à lever le camp, sur plainte des propriétaires fonciers. Mais le militant qui devait représenter le collectif n’a jamais franchi le seuil de la salle d’audience, n’ayant pas pu (ou voulu) présenter une pièce d’identité à l’entrée du tribunal.