Au fur et à mesure de la lecture du jugement par Stéphane Epiney, le président de la cour, Yves Allegro comprend que ses avocats n’ont pas réussi à convaincre pleinement les juges. Il ne sera pas acquitté. Après moins de dix minutes, la sentence tombe. L’ancien joueur de tennis professionnel et actuel coach principal de Swiss Tennis se prend la tête entre les mains. Il est reconnu coupable de contrainte sexuelle et condamné à 24 mois de prison avec sursis.

Yves Allegro quitte le tribunal immédiatement après le verdict, laissant le soin à ses avocats de répondre aux médias. «C’est une sorte de compromis bien helvétique», réagit Me Guillaume Grand, l’un des deux défenseurs de l’accusé. Il reproche au tribunal de Sierre d’avoir coupé la poire en deux. Les juges n’ont pas suivi la procureure, qui avait requis, ce lundi lors de l’audience, une peine de privation de liberté de 4 ans, pour viol et contrainte sexuelle. Ils n’ont pas non plus suivi les avocats de la défense, qui avaient plaidé l’acquittement pur et simple de leur client.