Helvetia Latina, l'institution fondée en 1980 pour défendre la minorité latine au sein de l'administration et du parlement fédéraux, n'a plus de tête. Lundi, celui qui devait en reprendre dès ce soir la présidence, le conseiller national Yves Christen (PRD/VD), a jeté l'éponge, avant même d'avoir réussi à joindre le président sortant, le Jurassien François Lachat. L'assemblée générale d'Helvetia Latina, durant laquelle le président de la Confédération, Joseph Deiss, doit prononcer une allocution, sera mouvementée, puisque personne ne se presse pour reprendre le flambeau bien écorné des langues latines sous la Coupole.

Yves Christen a confié au Temps qu'il verrait bien son collègue fribourgeois Dominique de Buman, vice-président du Parti démocrate-chrétien, s'acquitter de cette tâche difficile. L'ampleur du travail a convaincu le Vaudois, déjà président du Nouveau Mouvement européen suisse (Nomes), qu'il était trop occupé pour ce poste.