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Le recteur de l’Université de Genève a annoncé par lettre à l’Assemblée qu’il était candidat à sa propre succession.
© Christian Brun/KEYSTONE

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Yves Flückiger revendique un nouveau mandat de recteur de l’Université de Genève

L’Assemblée de l’Université a reçu une lettre où l’actuel recteur annonce qu’il veut continuer à diriger l’institution au-delà de 2019, date à laquelle son mandat prend fin. La réponse tombera début juillet

Yves Flückiger est candidat à sa propre succession à la tête de l’Université de Genève. Il l’a fait savoir à l’Assemblée de l’Université, l’instance suprême de l’institution, qui siégeait mercredi soir. Comme le veulent les statuts, il a fait parvenir une lettre, le 14 mai dernier, où il détaille ses motivations pour qu’un nouveau mandat de recteur lui soit confié. L’Assemblée doit donner sa réponse au début du mois de juillet. Avant cela, elle aura auditionné officiellement le candidat.

Lire aussi: Le rectorat de l’Université de Genève lavé du soupçon de sexisme

Yves Flückiger a mis trois points en avant pour promouvoir sa candidature. Il veut renforcer les liens entre la cité et l’université. Comme preuve qu’il a bien travaillé à la solidité de cette relation, il a cité le fait qu’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a choisi l’Université de Genève pour venir s’exprimer publiquement sur le désarmement. Il souhaite également continuer à rendre l’institution innovante. Le master en développement durable, mis sur pied avec une université chinoise, serait la preuve que le travail a bien été entamé sous son rectorat. Enfin, il a cité les campagnes menées pour l’égalité et contre le harcèlement comme la preuve de son désir que l’Unige soit exemplaire: «Il faut avoir le courage d’ouvrir les yeux sur nos défaillances.»

Le processus de nomination est fermé. Dans un premier temps, l’Assemblée décidera si elle veut prolonger le bail actuel d’Yves Flückiger, qui se termine en 2019. Si sa réponse est négative, un recrutement ouvert se mettra alors en route pour lui trouver un successeur à cette date.

Des soupçons de sexisme au sein de l’université genevoise ont fragilisé la position du recteur. A la suite de la publication d’articles de presse relatant des attitudes douteuses, Yves Flückiger avait commandé un rapport à deux personnalités externes à l’institution. Rendu public au début du mois d’avril, ce rapport concluait à l’absence de telles dérives. Par contre, le texte émettait un avis sévère sur l’organisation de l’université. L’institution fonctionnerait en silo; les vice-recteurs seraient accablés de charges pour lesquelles ils ne sont pas suffisamment formés, voire pour lesquelles ils n’ont simplement pas les compétences, alors qu’ils doivent mener des travaux académiques en parallèle.

«C’est un soulagement. Ce rapport va apaiser la situation, avait alors réagi Yves Flückiger. Fonctionner en mode transversal fait partie de mon projet. Nous allons y travailler. Sur le clivage entre administration et enseignants, je note que cela n’est pas propre à l’Unige.»

Par ailleurs, on apprenait durant la même séance que le vice-recteur Michel Oris, qui a démissionné à la suite du rapport commandé par le recteur sur le sexisme à l’Unige, où il était mis en cause, sera remplacé dès le 1er août par Brigitte Galliot. La chercheuse est actuellement vice-doyenne de la Faculté des sciences. Elle dirige le laboratoire de régénération et neurogénèse adulte. Son mari, Denis Duboule, professeur de génétique et de génomique, travaille dans la même faculté. Ils ont quatre enfants.


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