Infirmière devenue médecin, Yvonne Gilli s’est battue contre l’obligation de vaccination dans le cadre de la révision de la loi fédérale sur les épidémies, alors qu’elle siégeait pour le parti des Verts au Conseil national. Au début de cette année, elle a pris la tête de la Fédération des médecins suisses (FMH), qui connaît avec elle sa première présidente.

La généraliste possède son cabinet à Wil, dans le canton de Saint-Gall, où elle prescrit à ses patients, à côté de l’approche thérapeutique classique, de l’homéopathie ou des traitements issus de la médecine traditionnelle chinoise. Au moment de sa nomination, son profil et ses anciens combats politiques lui ont valu un accueil glacial de certains de ses pairs, qui la soupçonnent d’anti-vaccinisme.