Depuis fin février dans le canton de Zoug, tous les écoliers et enseignants du degré secondaire et du gymnase passent un test de dépistage systématique du covid, deux fois par semaine, de manière préventive. Au total, 7500 personnes livrent ainsi régulièrement leur salive à l’analyse de deux laboratoires. Ce dépistage à large échelle a révélé au total 17 cas positifs à ce jour.

Objectif: éviter les quarantaines

Le canton a recours à la méthode de test groupé, qui consiste à analyser dans un premier temps les prélèvements de plusieurs personnes – jusqu’à dix – réunis en un échantillon unique. En cas de résultat positif, les échantillons individuels de chaque membre du groupe sont analysés séparément pour identifier la ou les personnes infectées. Les coûts de l’opération se montent à 450 000 francs par semaine, presque entièrement pris en charge par la Confédération.

Pour le conseiller d’Etat zougois responsable du Département de l’éducation, Stephan Schleiss, cette stratégie vise un objectif principal: éviter les quarantaines et maintenir les classes ouvertes. «C’est un immense soulagement pour les écoles», dit-il. Dans un deuxième temps, les autorités envisagent d’assouplir le port du masque à l’école, ou encore de permettre la tenue de camps. L’élu UDC se déclare satisfait du premier bilan de l’expérience, qui doit durer au moins jusqu’à mi-avril: «99% des écoliers et enseignants concernés acceptent de participer aux tests.»