Une aide de 3800 francs, versée aux travailleurs culturels touchés par la crise pendant cinq mois. Avec cette proposition, la conseillère d’Etat zurichoise Jacqueline Fehr espérait créer un «modèle zurichois» d’aide à la culture. Mais aujourd’hui, face au refus de Berne de contribuer, son projet se trouve dans une impasse et l’exemple zurichois démontre surtout la difficulté des cantons à trouver des solutions d’aide rapides.

Derrière la bagarre entre Zurich et Berne s’exprime en filigrane la critique des cantons urbains à l’égard du système d'indemnisations des pertes financières pour les acteurs culturels, jugé trop lent et inadapté. Simplifier les démarches administratives fait en outre partie des revendications des milieux culturels qui se réunissent ces jours sous le slogan «No culture, no future».