La ville de Zurich a décidé de promulguer un interdit contre des produits extrêmement populaires en cette veille de Noël, les petits et mini drones, selon la NZZ am Sonntag. Urs Holderegger, porte-parole de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), confirme le succès de ces engins téléguidés. Peter Germann, président de la Fédération suisse d’aéromodélisme (FSAM), estime que leur nombre est «de plusieurs milliers».

Ces engins volent souvent au-dessus des foules et sont équipés de caméras. L’un des bestsellers du moment s’appelle « Phantom 2 Vision Plus » et pèse 1,2 kilo. C’est «en raison de leur succès» que les autorités fédérales sont intervenues afin de durcir les directives en vigueur.

Depuis le 1er août dernier, en Suisse, les drones ne peuvent pas s’approcher à moins de 100 mètres d’un rassemblement sans que leur propriétaire ne soit muni d’une autorisation de l’OFAC. Ainsi en a décidé le département de Doris Leuthard (DETEC). On parle de rassemblement à partir de « deux douzaines de personnes au moins », selon l’hebdomadaire. Le critère choisi pour délivrer une autorisation est celui de la sécurité, selon Urs Holderegger. Les drones vendus dans le commerce de détail (et même dans le commerce de gros) ne le remplissent généralement pas, à son avis.

La ville de Zurich est encore plus restrictive puisqu’elle a interdit « les mini drones et multicoptères » dans l’espace public depuis août 2014.

Selon Marco Cortesi, porte-parole de la ville, l’utilisation des drones n’est possible à Zurich qu’au-dessus de propriétés privées, avec l’autorisation de leur propriétaire. « Les drones sont fréquemment employés par leurs détenteurs pour filmer les lieux d’accidents ou de crime, voir pour observer les jardins privés et les chambres à coucher », ajoute le porte-parole. Une enquête est en cours contre une personne qui avait utilisé un drone pour filmer une grue portuaire près de la Limmat.