Zurich veut nettoyer son quartier chaud et en finir avec ses dernières scènes ouvertes de la drogue. Mercredi, Josef Estermann, président de la Ville, ainsi que quatre conseillers municipaux, ont présenté le projet «Langstrasse PLUS». Destiné à assainir la situation le long et autour de la célèbre Langstrasse, le projet regroupe les départements de la police, de l'environnement, des travaux publics, ainsi que celui des affaires sociales, dans une collaboration dont la Ville de Zurich a le secret.

«Langstrasse PLUS» a pour but d'assurer la sécurité et la propreté des rues dans les quartiers concernés, tout en améliorant la qualité de vie des habitants. Jeudi matin devait commencer la première partie du plan: une amélioration rapide de l'ordre public et de la sécurité. Jusqu'au 6 avril, le parc du Bäckeranlage sera fermé et nettoyé. C'est ici en effet que s'est dernièrement développée une nouvelle scène ouverte de la drogue (Le Temps du 7 mars). Autour de la Langstrasse, des forces policières importantes sont déployées, composées de patrouilles motorisées ainsi que de policiers à pied, accompagnés de chiens. Ces équipes travaillent en collaboration étroite avec la brigade criminelle et celles des stupéfiants. Un groupe spécial de nettoyage assure quant à lui l'élimination des déchets sauvages alors que la présence des bus du SIP (Prévention, Intervention et Sécurité), destinés à s'occuper des toxicomanes dans le besoin, est renforcée. «Toutes les dispositions sont prises afin d'intervenir dans d'autres quartiers si la scène de la drogue devait se déplacer» a précisé Esther Maurer, magistrate en charge de la police.

Dans un deuxième temps, il est prévu d'ouvrir dès l'été un restaurant dans le Bäckeranlage. A plus long terme, des investissements supplémentaires seront effectués en collaboration avec les habitants, afin d'améliorer l'entretien et la rénovation des bâtiments. La prostitution illégale est aussi dans la ligne de mire de la Ville. «Le but de notre action consiste en une meilleure coexistence entre les prostituées et les habitants, et non pas en une élimination complète de la scène de la prostitution», a déclaré Kathrin Martelli, responsable du Département des travaux publics.