Les températures polaires n’ont pas empêché Isabella et ses amies, âgées de 15 à 18 ans, de se donner rendez-vous à Zurich Stadelhofen samedi soir. Elles viennent de Winterthour, de Bâle ou encore de Soleure. «Chez nous il ne se passe rien, les rues sont vides. Ici, il y a du monde, la police, c’est drôle», dit la jeune femme emmitouflée dans sa parka. «On écoute de la musique, on danse.» «Et si ça ne suffit pas pour se réchauffer, on a l’alcool. Ou les courses poursuites avec les flics!» renchérit son amie, masque sur le menton, dans un large sourire rouge vif. Quelques minutes plus tard, des aboiements de chiens retentissent sur le quai d’en face. Des adolescents détalent pour échapper au contrôle de police.

Lire aussi: Enfants et ados, victimes silencieuses de la crise sanitaire