élections cantonales

Zurich, une «Suisse en modèle réduit»

Le canton pourrait entreprendre le même virage bourgeois que les Bâlois et les Lucernois

Zurich, une «Suisse en modèle réduit»

Le résultat des élections zurichoises ce dimanche servira de baromètre pour les élections nationales d’octobre. «Le canton de Zurich représente en quelque sorte une Suisse en modèle réduit, car il est socialement et politiquement très diversifié», explique le statisticien Peter Moser.

Près d’un sixième des électeurs suisses habitent d’ailleurs dans ce canton et «ils votent généralement de la même manière en automne qu’au printemps», précise le responsable des analyses et des études du département des statistiques de Zurich.

Quelle tendance émergera dimanche, alors que 1734 candidats briguent les 180 sièges du Grand Conseil? Lors de la dernière législature, l’UDC est restée le parti le plus fort avec ses 54 députés, mais elle a vu son influence décliner depuis les élections de 2003, lorsqu’elle occupait un tiers du parlement. Le PLR a également connu une réduction constante du nombre de députés lors des cinq dernières élections, pour n’en compter plus que 23.

Serait-on arrivé à un point d’inflexion? Les Zurichois pourraient entreprendre le même virage bourgeois que les Bâlois en février et les Lucernois en mars, s’ils sont inquiets de la situation financière du pays. «Quand les nouvelles économiques sont négatives, et que les électeurs recherchent de la stabilité, ils se tournent vers le PLR», rappelle le politologue zurichois Thomas Milic. Le Parti socialiste évaluera quant à lui si sa campagne téléphonique a porté ses fruits et a permis d’endiguer son érosion.

Le résultat des partis écologistes attirera tous les regards dimanche. Les Verts, qui ont connu des revers à Bâle-Campagne et Lucerne, arriveront-ils à maintenir leurs 19 sièges à Zurich? Les Vert’libéraux, qui ont connu une ascension fulgurante doublant leurs élus lors des dernières élections, vont-ils s’essouffler?

Le PBD joue également sa crédibilité. Le parti d’Eveline Widmer-Schlumpf, entré au Grand Conseil en 2011 avec six sièges, serait promis à une lente érosion, selon le dernier sondage national, réalisé par l’institut gfs.bern .

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